Photovoltaïque

Saint-Gobain Solar Systems développe son réseau de revendeurs-installateurs Solar Pro Partner

Saint-Gobain Acteur majeur du marché des panneaux solaires photovoltaïques et premier fabricant européen de tuiles solaires, Saint-Gobain Solar Systems créait, en début d'année 2010, son réseau de revendeurs-installateurs agréés, dédié au marché résidentiel : Solar Pro Partner. A l'occasion du prochain salon des Energies Renouvelables qui se déroulera à Lyon, Saint-Gobain Solar Systems mettra en avant les valeurs ajoutées de son réseau avec la volonté d'intensifier sa présence nationale pour atteindre une quarantaine de partenaires d'ici la fin d'année 2011. L'ambition est de disposer d'un réseau sélectif et homogène sur l'ensemble du territoire et d'aider ses partenaires à se développer sur un marché qui tend à se structurer autour d'entreprises spécialisées, capables de proposer une force commerciale et un savoir-faire éprouvés.

Le réseau Solar Pro Partner s'ouvre, en priorité, aux entreprises s'adressant aux particuliers, intégrant des équipes de 10 à 80 personnes, bénéficiant d'une bonne implantation et notoriété locales, et qualifiées QualiPV Bât et Elec. L'agrément au réseau s'appuie sur une Convention de Partenariat qui engage Saint-Gobain Solar Systems à accompagner ses partenaires dans leur développement commercial et technique. Appuyé par une équipe totalement dédiée, le réseau Solar Pro Partner permet à ses membres de bénéficier d'une vaste étendue de services et d'aides au développement ainsi qu'une offre enrichie de solutions photovoltaïques éligibles CEIAB.

Parmi les services proposés, les revendeurs-installateurs bénéficient de différents programmes de formations axés sur les solutions techniques et l'amélioration de la performance commerciale, d'un accompagnement lors d'une première installation, d'audits avant finalisation d'un chantier, d'un SAV très réactif, de services marketing spécifiques (site internet, newsletters, outils d'aide à la vente…). Coté solutions techniques, outre l'offre élargie de modules et tuiles solaires, les revendeurs-installateurs Réseau Solar Pro Partner ont également la possibilité de bénéficier de systèmes spécifiques développés en collaboration avec Saint-Gobain Solar Systems et caractérisés par une facilité accrue de mise en œuvre, une meilleure intégration en toiture, des garanties renforcées… Au delà de tous ces avantages, les revendeurs-installateurs du Réseau Solar Pro Partner jouissent d'un lien privilégié avec le Groupe Saint-Gobain, leader mondial de l'habitat et acteur historique du bâtiment, garanties d'un suivi compatible avec les décennies de durée de vie des solutions photovoltaïques.

Photovoltaïque: ce qui va changer en 2011

Diminution des crédits d'impôt, suspension de l'obligation de rachat par EDF: la filière photovoltaïque poursuit sur la lancée de son année mouvementée. Les particuliers restent cependant à l'abri de grands bouleversements. Cinq questions pour comprendre ce qui va changer dans les prochains mois.

 

 Le gouvernement a voté une suspension suspension temporaire de l'obligation d'achat de l'électricité d'origine solaire par EDF. Qui est concerné?

 La suspension cette l'obligation d'achat par EDF de l'électricité photovoltaïque, initialement prévue pour 4 mois, rabaissée à 3 mois selon la publication au journal officiel du 13 décembre, s'applique uniquement aux systèmes d'une puissance supérieure à 3Kwc: les installations des particuliers ne sont donc pas concernées, pas plus que les installations dont le producteur a versé au gestionnaire de réseau un premier acompte en vue de son raccordement. Pour les installations photovoltaïques domestiques, les propriétaires peuvent toujours bénéficier de contrats de rachat pour l'année 2011 (tarif en vigueur fin 2010: 0,58 c€/kWh pour les installations intégrées au bâti, 37 c€/kWh pour les intégration simplifiée en toiture, 35,2 c€/ kWh pour les DOM /TOM et la Corse.

Ce moratoire signifie-t-il qu'EDF ne raccordera ni ne financera plus les grandes installations photovoltaïques française?
En théorie non. Il s'agit bien d'une suspension, non d'une suppression. Les projets tombant sous le coup de la suspension devront présenter une nouvelle demande de raccordement et ils bénéficieront d'un cadre tarifaire qui sera décidé à la suite de la concertation actuellement en cours, a déclaré le gouvernement.

 

Pourquoi cette décision fait-elle polémique auprès des professionnels?
En mettant en place ce moratoire, les groupements professionnels de la filière photovoltaïque accusent le gouvernement de supprimer des emplois. Selon le Syndicat des Energies Renouvelable, (SER) "plus de 350 MW en cours de construction ou engagés (matériels commandés, acomptes payés aux fournisseurs) vont être définitivement arrêtés, pour un investissement de plus d’1,5 milliard d’euros, plaçant leurs opérateurs en situation de défaillance. C’est, dans l’immédiat, une centaine d’entreprises qui est ainsi menacée et, d’ores et déjà, plusieurs milliers d’emplois."

Après avoir fait du solaire une mesure phare du grenelle, pourquoi un tel recul du gouvernement sur le photovoltaïque?
La croissance de l'activité photovoltaïque a été multiplié par 10 depuis 2010, créant une file d'attente de raccordement ingérable pour ERDF (près de 4.000MW de puissance totale alors que la croissance annuelle devrait tourner autour de 500 MW). Selon le gouvernement les objectifs du Grenelle (atteindre 5400 MW d'énergie photovoltaïque en 2020) auraient déjà été atteints en 2009, et la croissance trop forte de la filière menaçait de faire augmenter la facture d'électricité - le rachat de l'électricité photovoltaïque étant financé par le consommateur à travers la CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité). Le système de réduction fiscale (-50% de crédit d'impôt jusqu'au 29 Septembre 2010) ainsi que les tarifs d'achats particulièrement élevés ont de plus créé une bulle spéculative, que le gouvernement a cherché à dégonfler en réduisant précédemment les tarifs d'achat et les crédits d'impôts.

Dans un tel contexte, quelles conséquences pour le particuliers?
Les particuliers ne seront pas touchés par le moratoire pour peu que leur installation ne dépasse pas 3 Kwc, seules les grosses installations seront visées. En ce qui concerne la baisse des tarifs d'achat, les particuliers avaient été les moins touchés lors de la première baisse de 30% en janvier 2010, et épargnés pour la seconde (-12% en septembre).
Moins d'indulgence cependant en ce qui concerne les réductions fiscales. Le taux du crédit d'impôt relatif aux dépenses d'acquisition de panneaux photovoltaïques a été ramené à 25% contre 50% auparavant, et ce, dès le mois de septembre 2010 pour les installations domestiques. C'est ce même taux appliqué avec anticipation qui restera en vigueur pour l'année 2011.

 

Quand le panneau photovoltaïque prend des couleurs...

PV personnalisable
Ecotemis ©

Passer au photovoltaïque signifie-t-il forcément installer un panneau sombre et classique sur sa toiture ? Une entreprise française propose des panneaux solaires photovoltaïques personnalisables, de toutes les couleurs et de toutes les formes. Découverte.

Intégrer un équipement solaire photovoltaïque dans sa maison neuve est devenu un passage obligé, à l’heure de la maison durable. Les typiques panneaux noirs ou bleu foncé fleurissent sur les toits partout en France. Et pourquoi ne pas passer à la couleur ? C’est ce que propose Ecotemis, la seule marque française d’équipements photovoltaïques qui s’adapte aux demandes des clients pour créer des panneaux personnalisés : couleur, opacité, forme, etc.

"Nous n’avons pas de catalogue car nous n’avons pas de produit standard" explique Thierry Bodiot, fondateur et président d’Ecotemis. Chaque panneau fabriqué en Europe est unique : il découle d’une longue discussion avec le client, en fonction de son projet de construction. "Notre équipe de designers et d’architectes travaille en collaboration très étroite avec nos ingénieurs, pour réaliser un panneau performant au plus proche des souhaits du client" insiste Thierry Bodiot.

Des panneaux originaux voire exubérants
PV personnalisable
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Ecotemis ©
Et les souhaits sont parfois extravagants ! Le président d’Ecotemis nous décrit ainsi ce panneau composé de petites cellules de formes et de couleurs différentes, comme un patchwork multicolore. Ou encore, cette façade d’un immeuble situé en face d’un parc, sur laquelle les architectes souhaitaient reproduire les ombres des arbres... "Le panneau a été constitué comme une mosaïque, il a fallu numéroter chaque pièce" se souvient-il.

Si le délai de production est sensiblement le même que pour un panneau classique, c’est la conception qui prend du temps. "Tout n’est pas toujours possible, et l’élaboration est le fruit d’une vraie discussion pour créer un élément unique" explique Thierry Bodiot. Le prix, quant à lui, dépend du degré de personnalisation et de la taille du panneau. Il peut être "très proche de celui d’un panneau simple" mais jusqu’à cinq fois plus cher... 80% des clients sont aujourd’hui des professionnels, pour des immeubles prestigieux.

Moins performant mais plus esthétique
Pour avoir un panneau personnalisé, mieux vaut aussi renoncer à une installation solaire très performante. Par définition, une cellule photovoltaïque est opaque, pour capter au mieux la lumière ; une cellule plus transparente et colorée laisse passer plus de lumière, et produit donc moins d’énergie (de 0 à -20%). "Il y a un équilibre à trouver entre la performance en kWh et la performance thermique, acoustique et esthétique de l’installation", soutient Thierry Bodiot.

 

Rouba Naaman

Photovoltaïque : Le Conseil d’Etat examinera le 21 janvier le recours des PME contre le moratoire

 

Le recours en référé devant le Conseil d'Etat déposé par des dizaines de petits producteurs de la filière photovoltaïque contre le moratoire de 3 mois sur les aides publiques à l'énergie solaire sera examiné le 21 janvier.

L’ONG Ecologie sans frontière, vient d’annoncer, que le recours en référé déposé par des dizaines de petits producteurs de la filière photovoltaïque, contre le moratoire de 3 mois sur les aides publiques à l'énergie solaire, sera examiné le 21 janvier prochain devant le Conseil d'Etat.

«Il y a eu tellement de mobilisation, on est à 80 sociétés requérantes et il s'en rajoute tous les jours. En nombre de personnes physiques cela fait plus de 3.000 personnes», a expliqué Ariane Vennin, porte-parole de l’ONG Ecologie sans frontière représentant les PME.

Les producteurs de la filière photovoltaïque s’étaient, en effet, élevés contre la décision prise début décembre par le gouvernement, qui suspendait pour trois mois l'obligation pour EDF de racheter l'énergie solaire aux conditions tarifaires actuelles. Le décret publié le 10 décembre concerne les installations produisant plus de 3kW et exclut les particuliers ayant des panneaux sur leurs toits. A noter que le syndicat professionnel Enerplan avait, lui aussi, déposé un recours en annulation devant le Conseil d'Etat contre ce moratoire.

KACO new energy inaugure deux nouvelles usines en Amérique du Nord

Kaco KACO new energy, l'un des leaders mondiaux de la fabrication d'onduleurs solaires, renforce ses activités internationales. L'entreprise inaugurera prochainement deux nouvelles usines aux Etats-Unis et au Canada, ayant pour but de couvrir le marché nordaméricain en pleine croissance. Avec cette capacité de production supplémentaire, KACO new energy entend fortement développer sa part de marché dans le marché nord-américain. Dès janvier 2011, les onduleurs blueplanet de la série 02 seront produits dans la nouvelle usine de San José en Californie. En collaboration avec la nouvelle usine fin prête de la ville canadienne de London dans l'Ontario, KACO new energy produira ensuite la gamme complète de produits destinés au marché nord-américain. Les onduleurs centraux de la série XP sont produits au Canada. Ainsi, l'entreprise est bien préparée aux charges légales du marché canadien, qui favorise les producteurs locaux.

Les experts escomptent des taux de croissance à deux chiffres pour le marché américain dans les années à venir. « Nous sommes très confiants en ce qui concerne le développement des marchés nord-américains », souligne Peter Flachsmann, Directeur général de KACO new energy, Inc., San Francisco. Cet avis est également partagé par John Hewetson, directeur des ventes de KACO new energy du nouveau site au Canada. « Ces nouvelles usines locales vont nous permettre de consolider notre position sur le marché », affirme Hewetson. L'expansion de la production rapproche KACO new energy de cet objectif d'expansion de la capacité de production à 10 gigawatts tel qu'annoncé au printemps.

Dans l'usine canadienne de London dans l'Ontario, KACO new energy emploie 50 nouvelles personnes à temps plein sur une surface d'environ 2 300 mètres carrés. Un agrandissement à 3 700 mètres carrés est déjà prévu pour 2011, dans le but de créer de l'espace pour le développement de nouveaux modèles d'onduleurs spécifiques aux pays pour le marché nord-américain. Les investissements effectués en Amérique du Nord s'inscrivent dans le cadre de l'orientation internationale accrue de l'entreprise.

Projet de décret photovoltaïque : Vers un report de sa publication ?

Clement-Poignant Si l’on en croit une dépêche de l’AFP tombée en milieu d’après midi, la réunion à huis clos qui réunissait le Premier ministre et le groupe UMP de l’Assemblée Nationale a été très animée.

Des députés de la majorité se sont en effet affronté avec le Premier ministre au sujet du photovoltaïque. François Fillon a entre autre déclaré : « je refuse de revenir sur le moratoire ».

Les deux députés (photo) les plus « remontés » sont de bons connaisseurs du sujet, il s’agit de Serge POIGNANT (Le nouveau président de la commission des Affaires économiques depuis l’entrée de Patrick Ollier au gouvernement. Serge Poignant a rédigé plusieurs rapports sur l’énergie dont un remarqué en 2009 sur le photovoltaïque et Pascal CLEMENT (ancien Garde des Sceaux, aujourd’hui député de la Loire, commission des Affaires étrangères, qui n’est autre que le père d’ Hadrien Clement, président de l’APESI, L'Association des producteurs d'Electricité Solaire Indépendante).

Les autres députés à être intervenu sur ce dossier sont Michel DIEFENBACHER, député du Lot-et-Garonne, et François GROSDIDIER, député de la Moselle.

François FILLON qui ne souhaite pas être complice d’une « bulle spéculative » qui couvrirait des millions de mètres carrés de parkings de grandes surfaces en panneaux solaires. Il aurait rappelé qu’il a donné quatre mois aux industriels pour négocier « un nouvel équilibre » et se serait engagé à impliquer les parlementaires de la majorité dans la rédaction du décret.

Si ce dernier point est confirmé, on s’acheminerait donc vers un report de la publication du décret au Journal Officiel. Il semble en effet peu probable, que la concertation avec les députés puisse avoir lieu dans la journée de mercredi pour une présentation au Conseil Supérieur de l’Energie jeudi et une publication dès le lendemain vendredi 10 décembre, comme cela était prévu initialement.

Enerplan partage le désarroi des professionnels quant au projet de décret

Enerplan jpg Le gouvernement a décidé un moratoire de 4 mois sur les projets photovoltaïques de grande taille. Le principe a été accepté par les professionnels pour favoriser une nécessaire période de concertation. Toutefois, à la lumière du projet de décret sur ce moratoire diffusé le 2 décembre au soir, les professionnels sont mortifiés et très inquiets. Si le marché du résidentiel individuel est selon le projet de décret exclu du moratoire, cette mesure devrait être étendue au-delà de 3 kW jusqu'à 36 kW. En effet, un moratoire de plusieurs mois appliqués à des petits et moyens projets déjà engagés, serait fatal pour nombre de PME.

C'est concernant les projets en grandes toitures et les parcs au sol que le projet de décret est en l'état, le plus mortifère pour le secteur. Non seulement, il ne tient pas compte de la réalité des délais de développement de projet, mais il s'appuie sur des délais que ne maîtrisent pas les professionnels (temps de traitement d'ERDF). Les critères en matière de délais doivent impérativement s'appuyer sur la complétude des demandes de raccordement, et non sur le paiement d'un acompte à ERDF. Dans sa rédaction actuelle, le projet de décret conduirait des projets en cours de construction, voire construits, dont la mise en service ne sera pas faite dans les délais indiqués, à ne pas bénéficier des tarifs pour lesquels ils ont été financés. Si c'était le cas, cela correspondrait à un défaut souverain de la France, soit une remise en cause de la signature du pays.

Sur le fond, le principe du moratoire est acceptable mais la manière dont il est défini dans le projet de décret est extrêmement maladroite. Ce sont les projets au tarif d'achat le plus élevé qui seraient sauvegardés, tandis que les projets soumis aux tarifs ajustés en septembre 2010 seraient en grande partie « black listés ». Appliqué en l'état, ce décret aurait des conséquences désastreuses pour les PME et PMI de la filière, qui verraient leur travail depuis 6 mois mis à la corbeille alors qu'elles devraient attendre la fin du moratoire pour engager de nouveaux projets. Cela serait incompatible avec la pérennité des PME et PMI, qui pourraient ne pas survivre au moratoire.

Face à ce constat, Enerplan demande au gouvernement d'amender le texte de projet de décret de toute urgence.

2 décembre nouveau décret photovoltaïque

Projet de décret : Un moratoire de quatre mois et la date du deux décembre comme limite avant acompte de PTF Rapport du gouvernement: Projet de décret suspendant l’obligation d’achat de l'électricité produite par certaines installations utilisant l’énergie radiative du soleil.

Le prix de rachat de l'électricité solaire devrait baisser et la CSPE tripler

 Le gouvernement s'apprête à réduire à nouveau le tarif de rachat par EDF de l'électricité solaire, a affirmé Les Echos dans son édition du 30 novembre. Une réunion autour du Premier ministre aura lieu jeudi pour étudier l'avenir de la filière photovoltaïque. De son côté, la CRE a annoncé le triplement de la taxe finançant l'énergie solaire...

 

 Le gouvernement s’apprête à réduire à nouveau le tarif de rachat par EDF de l’électricité, affirme le journal économique Les Echos dans son édition du mardi 30 novembre.
Ainsi, pas moins de sept ministres* se réuniront jeudi prochain autour du Premier ministre, François Fillon, afin d’étudier l’avenir de la filière photovoltaïque, «sujet politiquement sensible (…) mais qui n’est plus tabou», d’après le journal. Ce dernier souligne également que les positions des uns et des autres sont encore très divergentes.

Bercy et Matignon ont un objectif celui de faire baisser le coût du soutien à la filière, et de son côté, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, «après avoir bataillé ferme pour conserver la main sur le sujet des énergies renouvelables», révèle Les Echos, défend l’idée que les renouvelables doivent être créateurs d’emplois en France.

Ainsi, et comme le souligne Les Echos, «Bercy souhaite contenir le volume des nouveaux projets à 500 MW par an, en allouant des quotas pour les particuliers, les grandes toitures et les fermes au sol». Le ministère propose donc de moduler les tarifs de rachat en fonction du nombre de projets en attente.
Concrètement, si les particuliers, par exemple, dépassent leur quota trimestriel, qui sera fixé entre 25 et 37,5 MW, le tarif proposé par EDF serait donc réduit d’environ 0,58 euros par MW. «Cette situation sera également identique pour les projets installés sur les grandes toitures, par les agriculteurs et les grandes surfaces», explique Les Echos.

Premières réactions
Les professionnels, regroupés au sein du SER et de sa branche photovoltaïque SOLER, se sont préparés à cette phase de concertation annoncé en septembre dernier, en organisant des réunions de travail mobilisant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur et en confiant au BIPE une étude intitulée « Repenser le développement de la filière photovoltaïque ». « Les premières conclusions de l’étude SER-BIPE mettent en évidence un potentiel d’emplois très significatif dans la filière photovoltaïque, soit 52 000 emplois en 2020 », a affirmé Arnaud Mine, Président de SOLER dans un communiqué. Et André Antolini, Président du SER de renchérir : « Le développement pérenne et durable de la filière photovoltaïque ne peut se concevoir sans une politique industrielle partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur ».

A noter que le tarif de rachat par EDF de l'électricité produite à partir de panneaux solaires a déjà été abaissé à deux reprises cette année, la dernière remontant au 23 août et se traduisant par une réduction globale de 12%, avec effet dès le 1er septembre, mais elle ne concernait pas les petits producteurs particuliers d’électricité photovoltaïque.


Quid de la CSPE?
La Contribution au service public de l'électricité (CSPE) devrait tripler afin de financer le développement de l'énergie solaire, a indiqué la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette taxe, financée par chaque consommateur sur sa facture d'électricité, devrait passer de 4.5€/MWh aujourd'hui à 12.9€/MWh. Toutefois, un amendement à la loi de Finances 2011 limite à 3€/an cette augmentation. Cela se traduira par une hausse de 3% des tarifs de l'électricité dès le 1er janvier 2011, avait indiqué François Baroin, ministre du Budget en octobre dernier.
Cette hausse s'explique notamment par le fort développement des panneaux solaires photovoltaïques, dont l'électricité produite est rachetée par EDF à un tarif dix fois supérieur au prix de l'électricité sur les marchés de gros.



* Eric Besson, ministre de l’Industrie ; Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement; Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie ; Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture ; Alain Juppé, ministre de la Défense ; et Marie-Luce Penchard, Ministre auprès du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, chargée de l’Outre-Mer.

 

Vers une nouvelle baisse des tarifs photovoltaïques ?

Fillon gros plan  Selon une information mise en ligne ce dimanche à 13:20 sur le site du Journal Du Dimanche (leJDD.fr), «Fillon va recadrer les panneaux photovoltaïques. Le Premier ministre va convoquer une réunion à Matignon, sans doute avant le week-end prochain, pour réviser à la baisse le dispositif public de soutien au secteur de l’énergie photovoltaïque. Les demandes de raccordement au réseau électrique explosent et le coût pour l’Etat, EDF et les consommateurs est en passe de flamber »

Schüco poursuit son développement dans le photovoltaïque

Le groupe Schüco, spécialiste des secteurs Aluminium, PVC et des technologies solaires appliquées à l'enveloppe du bâtiment, annonce le rachat de l'usine allemande Sunfilm AG, spécialisée dans la production de modules photovoltaïques couches minces.

 

 

« L'acquisition de cette usine de production, est pour nous une suite logique à l'expansion de la gamme couches minces de Schüco. En plus, des modules amorphes en silicium produit à Osterweddingen dans notre usine de Malibu, nous sommes maintenant capables d'offrir des modules couches minces d'aspect noir. Le rachat de ce site industriel s'inscrit dans la droite lignée de la stratégie solaire Schüco qui consiste à inscrire le photovoltaïque comme un élément à part entière de la façade des bâtiments industriels et tertiaires » explique dit Dirk U. Hindrichs, PDG de Schüco International KG.
Les modules produits dans ses 2 sites offrent de nombreuses possibilités architecturales au sein des parties visibles des fenêtres et des façades non-ventilées et font office de production d'énergie, mais également de protection solaire, d'isolation thermique et acoustique ... Ils se déclinent par ailleurs en versions opaques ou semi-transparentes.
Fort de cette nouvelle capacité de production (150 MW) est désormais en mesure de répondre à la demande croissante du marché local et international. Selon l'industriel, les modules couches minces devraient atteindre une part de marché de 20% à court terme.
Avec 5.000 employés et 12.000 entreprises partenaires dans plus de 75 pays, le groupe Schüco a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires s'élevant à 2 milliards d'euros et s'impose aujourd'hui plus que jamais comme le leader mondial du marché du solaire, du PVC et de l'aluminium.

Pour Enerplan, l’électricité solaire est faussement accusée dans le cadre de l’augmentation du prix de l’électricité

Enerplan jpg Laisser entendre que le déficit de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE) - 1,6 milliard d'euros à fin 2010 - serait à mettre à la charge du coût d'achat de l'électricité solaire, ce qui justifierait l'augmentation du prix de l'électricité de 3 à 4% dès 2011, relève de l'injustice. La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) note dans son rapport d'activité 2009 à propos des charges prévisionnelles 2010 pour la CSPE, « une hausse significative des charges liées à l'obligation d'achat évaluées à près de 1 240 M€, dont 528 M€ au titre des énergies renouvelables. Les charges liées a la péréquation tarifaire sont également en augmentation et s'élèvent à 918 M€ ». Le déficit de la CSPE qui prospère depuis quelques années, n'est donc pas grevé par le développement de l'électricité solaire en France – marginal avant 2009 et encore non significatif en 2010/11 – mais est impacté entre autre par la subvention de la cogénération (828 M€ en 2008, 521 M€ en 2009, 668 M€ en 2010), ou encore par les charges prévisionnelles liées au TarTAM (retour à un tarif semi-réglementé pour les entreprises parties vers le marché libre et revenues s'abriter sous la solidarité nationale) estimées par la CRE de 361,7 M€ en 2010.

Le photovoltaïque, avec moins de 800 MW connectés d'ici fin 2010, ne devrait guère peser dans la CSPE que pour 120 M€ cette année, selon la CRE. Les chiffres sont têtus et ne peuvent mettre en accusation la charge financière du photovoltaïque, pour justifier la prochaine augmentation de l'électricité. Il est vrai que le financement du développement de l'électricité solaire d'ici l'atteinte de la parité réseau avant 2020, est un véritable challenge qui appelle une démarche de démocratie énergétique. Ce développement qui intègre la lutte contre l'inflation énergétique, aura un impact maîtrisé sur la facture d'électricité des Français. Nous devons avoir une approche transparente des enjeux financiers, de façon holistique pour prendre en compte l'ensemble des externalités, non liées au coût du développement de la production électrique d'origine renouvelable, qui alourdiront la facture électrique des Français. Enerplan, organisation professionnelle de l'énergie solaire, demande cette transparence pour éclairer les Français et ne pas les laisser croire, que le rattrapage de la CSPE en 2011 soit imputable à l'achat d'électricité solaire. Accuser de nouveau le photovoltaïque est à la fois injuste et infondé. Rappelons que la part du photovoltaïque dans la CSPE coûtera en 2010 à un ménage moyen - qui consomme 3500 kWh/an - moins d'un euro par an, et guère beaucoup plus en 2011 : nous sommes très loin de la nécessité d'augmenter le prix de l'électricité de 3 à 4 % pour financer les kWh solaires.

Saint-Gobain crée une société en Corée avec Hyundai pour développer son activité photovoltaïque

Saint-Gobin

Après le lancement de la construction d'une deuxième usine Avancis en Allemagne en juin dernier, Saint-Gobain annonce la construction d'une troisième usine de panneaux photovoltaïques à haut rendement, en partenariat avec Hyundai Heavy Industries (HHI) en Corée. Ce partenariat prendra la forme d'une société commune - dénommée Hyundai Avancis - détenue à parts égales par les deux groupes. Ce premier établissement industriel de la société commune sera conçu à l'identique de la deuxième usine Avancis actuellement en cours de construction en Allemagne, tant en termes de capacité de production que de technologie. Ainsi, il produira à terme un volume annuel de 850 000 modules à base de couches minces CIGS (Cuivre - Indium - Gallium - Selenium), destinés aux toitures et aux champs solaires, soit une puissance de 100 MW par an, ou l'équivalent du besoin annuel en énergie d'une ville de 15 000 habitants. Le site devrait être opérationnel à partir du 2ème trimestre 2012 et servira le marché mondial. Ses modules seront commercialisés indépendamment par Avancis et Hyundai.

Basée sur le dépôt de couches minces de CIGS sur un substrat de verre, la technologie développée par Avancis s'affranchit du traditionnel silicium cristallin. Cette technologie permet d'envisager un bas coût de production, comme les autres techniques à base de couches minces, tandis que son rendement électrique (plus de 12% industriellement et jusqu'à 20% en laboratoire) se rapproche de ceux, plus élevés, des cellules de silicium polycristallin. Tout en étant adaptés aux champs solaires, les modules à base de couches minces CIGS sont particulièrement recommandés pour une installation en toiture en raison de leur simplicité de montage, de leur esthétique et de leur fiabilité. « Avec cet investissement, Saint-Gobain accélère significativement son développement sur le marché solaire, en misant sur une technologie compétitive et innovante. Cette nouvelle étape de l'engagement du Groupe dans le domaine des énergies renouvelables témoigne du potentiel de croissance d'Avancis, acteur de référence sur le marché des modules photovoltaïques à base de couches minces à haut rendement » déclare Pierre-André de Chalendar, Président-Directeur Général de la Compagnie de Saint-Gobain.

Saint-Gobain Solar regroupe les métiers de Saint-Gobain dans le domaine du solaire. Présent sur toute la chaîne de valeur, Saint-Gobain Solar articule sa stratégie autour de trois activités indépendantes :
- la fabrication et la vente de composants de haute technologie pour modules photovoltaïques (verres spéciaux, plastiques haute performance...) et de miroirs haute performance destinés aux opérateurs d'usines thermosolaires.
- la production, à travers sa société Avancis, de modules photovoltaïques à couches minces utilisant la technologie CIGS (Cuivre - Indium - Gallium - Selenium), destinés aux distributeurs, aux intégrateurs de systèmes et aux opérateurs de centrales solaires.
- la conception et la commercialisation de solutions photovoltaïques pour les bâtiments résidentiels, tertiaires, industriels et agricoles.

« En se développant sur le marché du photovoltaïque haute performance à base de CIGS dans le cadre de sa société commune avec Saint-Gobain, HHI se rapproche de son objectif : miser sur l'innovation et la diversification pour devenir un fournisseur international dans le secteur des énergies renouvelables. HHI fait ainsi un pas de plus vers l'énergie propre, un engagement mondial. Cette approche vise à fournir des bases solides aux générations futures », explique Keh-Sik Min, Président de Hyundai Heavy Industries. Hyundai est l'une des rares entreprises à fabriquer des produits de pointe fonctionnant à l'énergie solaire et éolienne, et se positionne comme un acteur clé de l'énergie renouvelable. Unique entreprise sud-coréenne à fabriquer tous les types de produits constituant la chaîne de valeur de la filière solaire (du polysilicone aux cellules solaires en passant par les modules et les transformateurs), HHI a entrepris de développer ses capacités pour augmenter sa production annuelle de modules et de cellules solaires en silicium de 330 à 600 MW. En août dernier, HHI a remporté un contrat de 700 millions de dollars avec l'américain Matinee Energy pour la construction d'une centrale solaire d'une capacité de 175 MW.

Schuco du pv light 3 au pv light 4

Malgré les secousses et l'instabilité du marché photovoltaïque de cette fin d'année les grands constructeurs référence du marché entendent bien rester les leaders pour 2011 !

C'est pour cela que Schuco va passer du PVLIGHT 2 2010 au PVLIGHT4 pour 2011 sans passer par le PVLIGHT 3 !Réactif et à l'écoute du marché résidentiels ,le produit a été développé afin de rentrer dans la tolérance de 6cm définie par le Comité d'Evaluation de l'Intégration Au Bâti (CEIAB)et pouvoir conserver en 2011 le tarif de rachat de 0.58€/WC pour ses clients sur le marché résidentiels.

La nouvelle gamme disposeras de modules de 250wc ce qui permettra notamment  de faire 1  kit de 3kwc avec seulement 12 panneaux

Autre innovation la nouvelle  structure Alu du PVLIGHT4 répondant au cahier des charges défini par le CEIAB permettra le montage en Paysage comme en Portrait donc une plus grande souplesse de configuration et installations .

Schuco souvent précurseur en photovoltaïque (premier à avoir obtenus les agréments CSTB) entend bien ainsi rester une référence sur le marché du Solaire pour 2011.

Enerplan communique : Fragilisée, la filière photovoltaïque française reste déterminée dans son avenir

Enerplan jpg Les Français plébiscitent par millions l'énergie solaire et installent par dizaines de milliers des systèmes photovoltaïques sur leur toit. Avec les décisions du Grenelle de l'Environnement, la France avait enfin trouvé sa place au sein des pays visionnaires en matière d'électricité solaire. L'annonce d'un crédit d'impôt qui serait réduit de moitié dès le 29 septembre sans attendre le vote de la nouvelle loi de finance, est de nature à rompre la confiance des entreprises et des citoyens dans la parole de l'Etat.

Aussi, si nous prenons acte des mesures transitoires pour l'application de cette baisse du crédit d'impôt, qui étaient nécessaires pour éviter à des milliers de français d'être lésés et en conséquence l'hécatombe au sein du secteur photovoltaïque français, nous retenons qu'une stratégie de déstabilisation est à l'œuvre, dont les marqueurs sont une réduction brutale du crédit d'impôt, un manque de visibilité pour les tarifs d'achat, une carence de politique industrielle cohérente et une absence totale de concertation.

Aujourd'hui, les entreprises du secteur, après avoir investi depuis trois ans des millions d'euros dans un outil industriel national et dans la compétence humaine, ont besoin d'être rassurées par l'Etat sur leur perspective économique. Plusieurs actions nous semblent fondamentales, pour ne pas éclipser le secteur solaire français :
- Confirmer la vision à long terme dans laquelle s'inscrit la politique de développement du photovoltaïque en France, pour donner de la visibilité aux acteurs concernés,
- Prendre la peine d'une réelle concertation avec les professionnels du secteur, et cesser les décisions unilatérales sans donner de préavis,
- Créer les conditions d'un marché français suffisant au regard du marché mondial, pour ne pas décourager les investissements prometteurs en cours et donner de la perspective de débouchés aux efforts considérables de R&D en cours,
- Poursuivre nos efforts dans la qualification de la filière, pour être au rendez-vous des enjeux d'ici 2020 avec la banalisation des bâtiments à énergie positive et l'atteinte de la parité réseau.

Le marché français n'a besoin que de quelques années de soutien, pour donner naissance à une filière industrielle et de service pérenne. Ce soutien public momentané, permettra de développer des emplois et une industrie compétitive, pour les solutions photovoltaïques, la conception/réalisation de réseaux électriques intelligents et la construction de bâtiments à énergie positive et la vente à l'export. L'éclipse du secteur photovoltaïque en France n'est pas une fatalité, mais relève d'une vision politique et d'une relative constance dans les mesures de soutien. Les prochains mois seront cruciaux pour que la France ne sorte pas d'ici 2012, de la trajectoire des pays visionnaires en matière d'électricité solaire.

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